Les dates de péremption sont sujettes à de nombreuses fausses idées. Dès qu’un paquet dépasse l’indication « A consommer de préférence avant le… », l’on a tendance à le jeter. Cependant, faut-il réellement jeter ce paquet de biscuit qui a trainé au fond d’un placard pendant des mois, car on a oublié de le manger avant la date de péremption ? En faisant ce geste, on favorise le gaspillage alimentaire. Mais pourquoi dites-vous ? La réponse dans cet article.
Une mauvaise habitude inconsciente
Selon quelques études, plus de 20% du gaspillage alimentaire sont dus à la date de péremption. La cause ? Les consommateurs ne saisissent pas exactement la signification de la date de péremption. Près de 10 millions de tonnes d’aliments sont jetées chaque année en France. Entre la date de limite de consommation, les formulations « à consommer jusqu’au », ou encore « à consommer avant le », et les recommandations qui insistent sur le fait qu’il ne faut pas consommer le produit au-delà de cette date, les consommateurs n’arrivent plus à se retrouver et jettent tous les aliments qui dépassent, les dites, inscrites sur les produits qu’ils achètent.
Quelques sigles à connaître sur les emballages
Sur les emballages de tous les paquets présents sur les rayons des grandes surfaces se trouvent de nombreux sigles en rapport avec la date de consommation du produit. Leur interprétation prête souvent à confusion.
Le DLC évoque la date de consommation limite. Le DDM se traduit par la durée de durabilité minimale. Ces deux éléments n’ont aucun lien, même si de nombreuses personnes ont tendance à les confondre et jettent à la poubelle tous les paquets qui ont dépassé ces dates. La DDM replace la DLUO selon les réglementations INCO, datant du 13 décembre 2014. Généralement, il est représenté par la mention « à consommer de préférence avant le… ». La DLC est également connue sous l’appellation « date de péremption ».
« Meilleur avant le… »
« Best before… », « Meilleure avant le… » Représente avant tout une normalisation sémantique. C’est avant tout une initiative de l’entreprise de conception. Les experts estiment que cela constitue déjà un important début pour la prise de conscience des producteurs. Cela pourra également aider les consommateurs à prendre conscience de la gravité de la situation en rapport avec le gaspillage alimentaire.
Le gaspillage alimentaire exige également une autodiscipline pour éradiquer le problème. En premier lieu, le changement d’habitude est de mise pour éviter de gaspiller. Au lieu d’acheter une importante quantité de produits qui s’avère au final inutile, il faut préparer une liste de ce qui manque dans le réfrigérateur avant de faire ses courses. Les producteurs et les distributeurs doivent également aider les consommateurs à réaliser des achats responsables. Il n’est pas nécessaire d’acheter un produit, dont la date de péremption est assez longue.
